Quelle différence entre hypnose ericksonienne et nouvelle hypnose ?

De quelle hypnose parle-t-on ?

L’objectif n’est pas l’hypnose, mais le changement, une distinction qui fait toute la différence dans la relation sujet-thérapeute

La volonté est limitée

Milton. H. Erickson, père fondateur de l’hypnose, estime que l’apparition de problématiques, de troubles psychologiques peut être liée à l’intervention de « limitations acquises » au cours du développement psychomoteur, éducatif et social, limitations qui agissent comme suggestions post hypnotiques.

Sur ces contraintes, l’influence de la volonté est limitée, voire inexistante. L’hypnose par sa dynamique, va permettre au sujet de retrouver sa capacité à répondre, de manière nouvelle et adaptée, aux situations qu’il rencontre. Il s’agit pour la personne, non d’obéir à des suggestions extérieures, mais de réutiliser ses compétences et ses capacités d’adaptation personnelles, dont il a perdu l’usage.

Un accompagnement sur-mesure

Dans ce contexte, Erickson enseignait que pour être un bon thérapeute, il fallait observer, observer, observer, observer encore et lorsque l’on avait observé encore, observer encore pour un accompagnement sur-mesure. Erickson prônait cette approche auprès de tous ses étudiants.

Aujourd’hui, encore des « disciples » de Milton H. Erickson continuent d’étudier l’hypnose thérapeutique de Erickson en raison de sa complexité et continuent de l’enrichir de nouvelles avancées en neurosciences : Dan Short, François Roustang, Ernest Rossi, Jeffrey Zeig…. Et d’autres, enrichissent l’approche ericksonienne d’autres techniques : Stephen Gilligan avec la méditation, Jean Bechio avec le Qi Gong…Toutes ces approches amènent le sujet à devenir médiateur entre son corps et son esprit.

Certains raccourcis, résumés sous le terme de « nouvelle hypnose » tendent à faire croire que, de nos jours, c’est le patient qui fait tout. Car, Erickson a été parfois critiqué et traité d’autoritaire en raison de prescription de tâches. Or, son travail a toujours été collaboratif. Car l’hypnose est un travail pour le patient et le thérapeute et n’est jamais une solution de facilité. La présence du thérapeute est déterminante pour la conduite du « traitement. Découvrir ce qu’est l’hypnose ericksonienne. 

L’objectif n’est pas l’hypnose, mais le changement, une distinction qui fait toute la différence dans la relation sujet-thérapeute. Définir les objectifs de la thérapie est un temps incontournable de la consultation.

Qui est Milton H. Erickson

En mars 1980, s’éteignait en Arizona, le Dr Milton H. Erickson, un psychiatre et psychothérapeute mondialement connu et un homme qui s’est toujours intéressé à l’anthropologie. Pendant près d’un demi-siècle, Erickson a joué un rôle prépondérant dans le domaine du renouvellement de l’hypnose à laquelle il a donné ses lettres de noblesse aux Etats-Unis. A l’époque où il débutait sa carrière, son idée que l’inconscient est une partie bienveillante et utile de la personne était novatrice.

Il a révolutionné la psychothérapie en lui apportant une quantité de perspectives nouvelles et différentes qui depuis sont devenus des concepts fondamentaux tant pour les professionnels de la santé mentale ou la médecine que pour les profanes. A l’époque où il débutait sa carrière, son idée que l’inconscient est une partie bienveillante et utile de la personne est révolutionnaire.

Toute intervention de Milton H. Erickson se faisait sur mesure car il considérait qu’aucune théorie psychologique ne peut englober toute la prodigieuse diversité des êtres humains. Il se servait de n’importe quel aspect de la vie de ses patients et des systèmes dans lesquels ils se trouvaient afin de les aider à atteindre leur but de manière fructueuse et productive.

Pour Erickson, le changement naissait d’un travail en va-et-vient sur ces deux niveaux, intrapsychique et comportemental/relationnel.

Erickson a décrit la thérapie comme une manière d’aider les patients à dépasser leurs limites, tout comme lui-même a su le faire : suite à une attaque de poliomyélite, où il était alité sans pouvoir marcher, il n’était plus capable de préciser la position de ses bras ou de ses jambes. Des heures durant, il observa, il observa ses plus jeunes frères et sœurs et se concentra sur les mouvements de ses jambes et de ses bras. Des heures durant, il se remémora ses jeux d’enfant à la campagne où il sautait de branche en branche… Au bout d’un an, alors que le médecin avait déclaré qu’il ne marcherait plus, il marchait sur des béquilles et réussit à obtenir un emploi assis dans une usine afin de financer ses études.

 

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